Autour de quelques questions
que pourrait susciter le traitement de la pandémie grippale
au Québec et ailleurs

Le lundi 21 mai 2012

Chronologie - Quelques faits - Reportages télévisés - Bilan

Chronologie

  1. Le 18 mai 2009 : L'administrateur en chef de la santé publique du Canada, le docteur David Butler-Jones, a estimé lundi que le pire de la grippe A(H1N1) au pays est derrière nous…
  2. 19 juillet 2009 : Dans un article de Frederick William Engdahl intitulé Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 viennent d'obtenir l'immunité juridique on apprend que… L’OMS elle même, l’organisation mondiale chargée de surveiller les foyers de ce que l’on nomme pandémies, voire même « pandémies mondiales » vient juste de décider d’arrêter le suivi de l’évolution de la grippe porcine […]
    Dans une note d’information, déroutante, postée sur son site web, l’Organisation Mondiale de la Santé indique qu’il n’est plus nécessaire de recenser les cas de H1N1. La dernière mise à jour de l’OMS, en date du 6 juillet, indique 94 512 cas confirmés dans 122 pays, dont 429 décès. Apparemment l’OMS affirme que le nombre de cas confirmés en laboratoire est insignifiant. […]
    Le « Centre de contrôle et de prévention des maladies »( CDC ) d’Atlanta est d’accord avec l’OMS pour arrêter le décompte. Le Docteur Michael T. Osterholm, directeur du « Centre de recherche sur les maladie infectieuses de l’Université du Minnesota », admet que les tests existants pour confirmer le H1N1 sont empiriques et peu sûrs et affirme : « de mauvaises mesures sont pires que pas de mesures du tout ». Ainsi l’OMS a décidé de supprimer les tests qui de toutes façons ne permettent pas de déterminer scientifiquement qui est atteint du H1N1 et qui ne l’est pas. […]avec pour tout commentaire : « nous présumons que presque tous les cas sont des cas de grippe porcine H1N1 ». Et c’est sur des bases aussi scientifiques que celles-là que nous devons faire vacciner nos jeunes ?
  3. La maladie attribuable au virus H1N1 est plutôt bénigne jusqu'à maintenant au Canada, mais la population doit être prête en vue de l'apparition d'une forme possiblement plus grave du virus cet automne.[…] Le Canada a conclu un contrat avec la société GlaxoSmithKline en vue de la production par celle-ci de 50,4 millions de doses d'un vaccin contre le virus de la grippe H1N1. Pour que les femmes enceintes de tout le pays puissent avoir accès au vaccin sans adjuvant le plus tôt possible, le gouvernement du Canada a acheté 200 000 doses de ce type de vaccin de CSL Australia.
    1. La vaccination constitue un élément clé du plan de lutte contre la grippe pandémique du gouvernement du Canada qui a signé, en 2001, un marché à long terme avec le fabricant de GlaxoSmithKline (GSK) pour produire et mettre à l'essai un prototype de vaccin afin que le Canada soit prêt, en cas de pandémie, à offrir le vaccin à tous les Canadiens qui en ont besoin ou qui le veulent.[…] Le développement d'un vaccin contre la grippe pandémique ne peut débuter avant que la souche virale ait été identifiée et il est possible qu'on doive l'administrer presque immédiatement après sa fabrication.
  4. Le mardi 20 octobre 2009, Radio-Canada nous rapporte les résultats d'un sondage Léger Marketing : seuls 33 % des Québécois veulent le vaccin.
  5. Le mercredi 21 octobre 2009, le ministre de la Santé du Québec, le docteur Yves Bolduc affirme que l'inquiétude de certaines personnes quant aux effets secondaires du vaccin contre la grippe A(H1N1) est sans fondement scientifique et déplore aussi que des médecins laissent entendre qu'il n'est pas utile de se faire vacciner. Selon lui, il s'agit d'un manquement à leur code de déontologie.
    1. Et pourtant, sur le site de Santé Canada on apprend qu'« Environ une personne pour chaque 100,000 doses distribuées aura une réaction grave au vaccin contre la grippe, notamment anaphylaxie ou le syndrome de Guillain-Barré. »
      • Le 13 novembre 2009, en France : Le Quotidien du médecin rapporte « Sur 100 000 vaccinations, 91 effets indésirables » […] dont quatre notifications d’effets graves, dont la femme de 37 ans pour laquelle un syndrome de Guillain-Barré de forme modérée est suspecté. […]Un homme de 34 ans, qui avait des antécédents de troubles neurologiques à type de paresthésie, il y a douze ans, a présenté des signes cliniques comparables trois jours après l’injection du vaccin. […] Un autre cas grave est une réaction allergique à type d’œdème de Quincke survenue dans les minutes suivant la vaccination chez une femme de 26 ans sans antécédent personnel ni familial d’allergie. Son état s’améliore sans aucune séquelle sous traitement adapté. L’AFSSAPS note que de tels effets indésirables sont attendus pour beaucoup de vaccins. Enfin, une femme de 30 ans, avec des antécédents d’allergie aux poils de chat, a présenté, le soir de la vaccination, un tableau clinique associant bronchospasme, dyspnée, fièvre et urticaire. Là encore, son état s’améliore sous traitement.
    2. Et pourtant, depuis le 15 juin, aux États-Unis, la Food and Drug Administration accorde l'immunité aux compagnies pharmaceutiques produisant les vaccins contre le grippe AH1N1. On ne pourra pas poursuivre ces compagnies contre tout effet secondaire que pourrait entraîner l'utilisation de leur vaccin.
    3. Et pourtant, le 6 novembre 2009, le premier ministre polonais Donald Tusk déclare : "Nous savons que les sociétés qui offrent les vaccins contre la grippe H1N1 ne veulent pas prendre la responsabilité des effets secondaires de ce vaccin, elles refusent de les mettre sur le marché, parce que leur responsabilité juridique serait alors plus grande. Elles demandent des clauses qui ne sont probablement pas conformes à la législation polonaise, et qui rejettent toute la responsabilité sur le gouvernement d'un pays en ce qui concerne les effets secondaires et des indemnisations éventuelles,", justifiant ainsi le refus de la Pologne d'acquérir ces vaccins.
    4. Et pourtant, le 19 octobre 2009, le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC exprime ainsi sa méfiance : Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4 000 d’entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. […] selon l’OMS, "par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d’innocuité et d’efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer". […] Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tel que le syndrome de Guillain-Barré. Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-encéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets secondaires graves et fréquents.
    5. Et pourtant, le 19 octobre 2009, la pharmaceutique Swissmedic met à disposition du personnel médical un système de saisie en ligne, PaniFlow, les invitant à déclarer tout effet indésirable du vaccin contre la grippe pandémique (H1N1).
    6. Et pourtant, le 20 octobre 2009, on apprend qu'en Allemagne, on a commandé à 50 millions d’exemplaires du Pandemrix, le vaccin fabriqué par la firme GlaxosSmithKline, destiné aux citoyens ordinaires. Mais, pour les responsables politiques, les employés de l’État et les soldats, le Ministère de l’Intérieur a commandé 200 000 doses de Celvapan, vaccin sans adjuvant, fabriqué par le groupe Baxter.
    7. Et pourtant, le 30 octobre 2009, dans Le Point on peut lire : « Enfin, concernant les éventuels effets secondaires des vaccins, le contrat passé avec GSK comprend une longue "liste rouge", en clair non communicable, dans laquelle figurent "toutes les informations concernant la pharmacovigilance". Décryptage : les possibles complications médicales entraînées par la vaccination avec les doses de ce fabricant doivent rester absolument confidentielles ! Pour ce qui est de la responsabilité des laboratoires, les contrats signés avec Novartis et Sanofi-Pasteur confirment ce qu'a déjà déclaré Roselyne Bachelot : l'État s'engage à garantir les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire à l'encontre des fabricants de vaccins. »
    8. Et pourtant, le 9 novembre 2009, le site quotimed.com nous rapporte que plus du tiers des médecins français sont réfractaires à la vaccination, 36,8 % des 3 530 médecins qui ont participé à l’enquête de MG France et de la CMH déclarent qu’ils ne sont pas prêts à se faire vacciner contre la grippe A(H1N1). En progression de 9 points par rapport à la précédente enquête, réalisée il y a deux mois, cette proportion atteint 41,8 % chez les libéraux. Pour justifier leur refus, les médecins réfractaires évoquent le risque des complications (71,3 %) et la question des adjuvants (70,3 %).
    9. Et pourtant, le 20 novembre 2009 : « Les dirigeants de la santé publique du Manitoba ont dit avoir remarqué d'importantes réactions allergiques reliées à ce lot de vaccins, dans une proportion de 1 sur 20 000. La proportion normale est de 1 sur 100 000. » « Au Québec, le ministère de la Santé a précisé hier qu'un lot de vaccins avait été rappelé pour des réactions allergiques plus sévères que la normale. Les responsables ont toutefois précisé qu'aucune de ses doses n'a été envoyée dans les centres de vaccination de la province. »
    10. Et pourtant, le 2 décembre 2009 :Les autorités recensent à ce jour 41 cas de réactions sérieuses au vaccin (0,9 par 100 000 doses).
  6. Le mardi 27 octobre 2009, on apprend que le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, Arlene King, recommande aux Ontariens de se faire vacciner contre la grippe A(H1N1). Elle a fait cette recommandation au lendemain de la mort d'Evan Frustaglio, un jeune homme de 13 ans de la région de Toronto.
    1. Et pourtant, le docteur Alain Poirier, directeur de la Santé publique du Québec, nous apprend que le jeune hokeyeur ontarien serait mort de la méningite : « on a même appris que la triste histoire en Ontario ce serait plutôt un petit garçon qui aurait plutôt fait une méningite, je ne sais pas si ça peut rassurer les gens… »
    2. Et pourtant, les autorités ontariennes ont démenti les allégations du directeur de la Santé publique du Québec deux fois plutôt qu'une. Le Toronto Public Health a répété samedi que le jeune Frustaglio était bel et bien infecté par le virus A(H1N1). Lundi, c'est la médecin hygiéniste en chef de l'Ontario qui a tenu à mettre les pendules à l'heure: la Dre Arlene King a confirmé à son tour qu'Evan Frustalio est mort du H1N1.
    3. Et pourtant, les autorités de la santé ont fait le point concernant les causes de la mort de Evan Frustaglio, ce jeune hockeyeur ontarien. L'adolescent de 13 ans avait d'abord été diagnostiqué du virus de la grippe A(H1N1). Puis, on avait laissé entendre qu'il pouvait avoir été atteint de la méningite. Comme il y avait bien de l'ambiguïté, le directeur national de la santé publique est revenu sur ce cas. Il nous a informés que les parents ne souhaitaient pas demander une autopsie. Nous ne saurons donc jamais si la grippe A(H1N1) était bien à l'origine de son décès.
  7. Le jeudi 29 octobre 2009, la panique s'est emparée de la population. La menace de la pandémie de grippe A(H1N1) alarme les parents au point où ces derniers encombrent les urgences, alors que leurs enfants ne présentent, dans la majorité des cas, que des symptômes bénins de grippe. Résultat: il y a débordement dans les urgences du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et celles du Centre hospitalier universitaire de l'Université McGill (CUSM).
  8. Le 13 novembre 2009 : L'Agence de santé publique du Canada vient en effet de modifier ses recommandations pour les enfants de 3 à 9 ans. Les enfants en bonne santé de ce groupe d'âge ne devraient recevoir qu'une seule demi-dose du vaccin. L'Agence précise toutefois que ces recommandations pourraient changer. Par contre, les enfants qui ont plus de 6 mois et moins de 3 ans doivent recevoir deux demi-doses du vaccin avec adjuvant. Il doit y avoir un intervalle d'au moins 21 jours entre les deux injections. Les enfants de 3 à 9 ans qui souffrent de maladies chroniques doivent eux aussi recevoir deux demi-doses du vaccin avec adjuvant, à un intervalle de 21 jours.
  9. Le 13 novembre 2009 : Le virus pandémique serait moins virulent que ce qu'avaient appréhendé les autorités, a souligné le Dr Michel Bureau, directeur général des services de santé et de la médecine universitaire de l'Agence de santé publique du Québec.
    1. Et pourtant, le 13 novembre 2009 : Un conseiller municipal et un député fédéral unissent leurs voix pour demander aux autorités médicales et gouvernementales d’étudier la possibilité de réclamer l’aide des Forces armées canadiennes dans la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) qui se tient en ce moment dans l’ensemble du pays.
  10. Le 14 novembre 2009 : Comme les infirmières et médecins avant eux, ceux-ci ont été peu nombreux à se présenter dans l'un des 1600 centres mis en place par les autorités sanitaires. Selon un sondage, les trois quarts des Français n'envisagent pas de se faire vacciner. Une défiance fortement ancrée qu'a voulu conjurer la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, en se faisant vacciner hier sous l'oeil des caméras.
  11. Le 14 novembre 2009 The Lancet We collected nasopharyngeal and throat specimens and reviewed clinical and laboratory data on all 346 patients admitted to the hospitals with acute respiratory disease during the period from May 24 to Aug 16, 2009. Pandemic H1N1 influenza virus RNA was detected in specimens collected from 106 of 346 patients (31%). ( En Australe, sur tous les cas hospitalisés pour troubles respiratoires aigus seulement 31 % étaient porteurs du virus A (H1N1) )
  12. Le 24 novembre 2009, selon un rapport présenté par le Centers Disease Control and Prevention, le nombre de cas d'effets indérirables provoqués par la vaccination contre la grippe H1N1 est deux fois plus élévé que pour la vaccination saisonnière habituelle : « Vaccine Adverse Event Reporting System data indicated 82 adverse event reports per 1 million H1N1 vaccine doses distributed, compared with 47 reports per 1 million seasonal influenza vaccine doses distributed. »
  13. Le 2 décembre 2009 : Les autorités de santé publique de la région de Montréal s'inquiètent du peu d'enthousiasme des femmes enceintes à l'égard de la vaccination contre le virus de la grippe A(H1N1). […] Une femme enceinte qui est vaccinée au moins deux semaines avant son accouchement fabriquera les anticorps nécessaires à la protection de son bébé, ce qui reste la seule façon de protéger les bébés âgés de zéro à six mois, au dire des autorités. […] Le docteur Lessard a lancé un appel aux familles des femmes enceintes qui n'ont pas encore été vaccinées pour qu'elles les incitent à le faire de manière à être bien protégées pendant le temps des Fêtes.[…] La docteure Francoeur a enfin souligné qu'à l'approche des Fêtes, les gens ont recommencé à se serrer la main et à s'embrasser — de «mauvaises habitudes», selon elle, qui facilitent la propagation du virus.
  14. Le 2 décembre 2009 : D'après Pascale Breton le gouvernement du Québec a dépensé plus de 7,2 millions à ce jour, uniquement dans le but de convaincre les Québécois de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1).[...] Au Canada, l'Agence de santé publique a pour sa part déjà indiqué que la campagne publicitaire menée à la radio, à la télévision et dans les journaux coûtera au moins 4,5 millions.
  15. Le 2 décembre 2009 : D'après Catherine Handfield la moitié des cliniques de grippe encore actives au Québec ont fermé leurs portes cette semaine en raison du faible achalandage..
  16. Le 2 décembre 2009, signé par 241 médecins : Les virus de la grippe A, utilisés pour fabriquer le vaccin saisonnier, proviennent de la souche H1N1 dérivée de la grippe espagnole de 1918 et de la souche H3N2 dérivée de la grippe de Hong Kong de 1968 ; le vaccin contient également une souche de grippe B, moins virulente, que nous laisserons de côté. Le virus A/H1N1 n’est donc pas un nouveau-venu dans le monde de la grippe car il dérive d’une souche ancienne déjà présente depuis plus de 30 ans dans le vaccin saisonnier.
    Après un moment de panique, il est apparu au début de l’été que ce virus était certes très contagieux, mais finalement peu agressif. Pas plus que le virus H1N1 habituel. Ce qui était inhabituel en revanche, mais logique, c’était le nombre de personnes, jeunes notamment, touchées par la grippe.
    […] la nouvelle grippe A/H1N1 ne diffère pas significativement par sa gravité de sa "mère" l’ancienne grippe A/H1N1 qui circule en Europe depuis 1918, et qui est intégrée dans les vaccins saisonniers. La seule différence est que les adultes jeunes sont dans leur grande majorité dépourvus d’anticorps contre cette nouvelle grippe A, car elle n’a pas beaucoup circulé récemment.
    Globalement chez les personnes en bonne santé, la grippe expose à un risque fort d’incapacité transitoire et de toux pénible, un risque faible de complication réversible, et un risque infime de décès. […]Une femme enceinte en bonne santé qui contracte la grippe a donc environ 49.999 chances sur 50.000 de ne pas mourir.
    […]Contracter la grippe assure une immunité bien plus forte que celle apportée par le vaccin. Il ne peut être affirmé ni exclu que cette meilleure immunité naturelle constituera un avantage en cas d’épidémie future par un virus agressif dérivé du virus A/H1N1 2009.
    Il y a un effet altruiste dans la vaccination : elle diminue la probabilité de transmettre le virus et participe à la réduction de l’intensité de l’épidémie.[…]
    Sachez que, quelle que soit votre décision, la probabilité que vous soyez confronté à des conséquences graves liées à un mauvais choix est infime.
  17. Le 20 décembre 2009 : Le Post nous apprend qu'en France, Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, a reçu vendredi dernier une assignation à comparaître en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le lundi 4 janvier prochain à 9 h, aux fins de mettre un terme dans les plus brefs délais à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1.
    Cette procédure judiciaire a été engagé, devant le « danger imminent » encouru par la population, par l’Association Cri-Vie (Coordination de Recherche et d’Informations Indépendantes en matière de Santé), présidée par le Dr Marc Vercoutère (Pau, Pyrénées-Atlantiques) et le parti politique d’extrême-centre Politique de Vie, présidé par Christian Cotten (St-Aubin, Essonne), psychosociologue, ont engagé.
    Dans un climat de psychose entretenue par certains experts avec la dramatisation de « quelques morts spectaculaires » (selon le Pr Daniel Floret), les français subissent la promotion commerciale du Tamiflu et celle des vaccins pandémiques hautement toxiques dont l’autorisation de mise sur le marché a été accordée[…] le premier bilan de l’EMEA du 17 novembre fait d’ailleurs état de 55 décès après la vaccination de 5,7 millions de personnes, alors que les autorités s’attendaient à 5,75 décès pour 10 millions de vaccinés.[…].
  18. Le 3 janvier 2010 : dans Le Parisien, Benoît Hamon, le porte-parole du PS : «Je trouve ça pour le moins curieux qu'on achète pour l'équivalent de 90 millions» de doses de vaccin et qu'«il en reste 70 millions, c'est-à-dire qu'à peu près deux tiers de ce qui avait été prévu n'ait pas été utilisé» ( Il ) a également dénoncé de la part du gouvernement «une campagne bien anxiogène pour essayer d'écouler les stocks»
    Le professeur Bernard Debré, député UMP de Paris et membre du Comité consultatif national d'éthique, a ainsi affirmé sur France Info que «le principe de précaution a été poussé à l'extrême stupidité». Il estime que la France a acheté de 50 à 70 millions de vaccins en trop et un tiers des réserves mondiales de l'antibiotique Tamiflu. La facture pourrait s'élèver, selon lui, à près de deux milliards d'euros, soit plus que les déficits additionnés de tous les hôpitaux de France.
  19. Le 4 janvier 2010 : dans Cyberpresse [...] seules quelque 5 millions de personnes ont été vaccinées dans le pays ( France ) [...] le virus H1N1 a atteint son pic en décembre dans l'hémisphère nord, selon l'OMS, mais s'avère pour le moment moins meurtrier que redouté. Fin décembre, il avait causé 12 200 décès dans le monde...
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Quelques faits

  1. La grippe saisonnière habituelle, selon l'Institut Pasteur : « Les épidémies de grippe surviennent entre octobre et avril dans l’hémisphère Nord et entre avril et octobre dans l’hémisphère Sud. L’Organisation mondiale de la santé estime qu’elles entraînent entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde. »
    1. Et pourtant, le 8 novembre, l'OMSnous apprenait que le virus avait causé 6260 décès sur la planète.
  2. De l'efficacité du vaccin pharmacorama.com
    • L'efficacité de la vaccination antigrippale sur la mortalité, contrairement à ce que l'on peut attendre, n'est pas plus grande lors des pointes d'épidémie de grippe que lors des périodes sans grippe.
    • La vaccination antigrippale ne peut pas réduire la mortalité globale, toutes causes confondues, de 50 % puisque la grippe n'est responsable que de 5 à 10 % de cette mortalité.
    • La réponse immunitaire à la vaccination antigrippale des personnes âgées de 60 à 70 ans n'est que de 50 % de celle des adultes jeunes, et après 70 ans seulement de 25 %, ce qui explique la faible efficacité du vaccin.
    Ces arguments conduisent certains à suggérer une autre politique en matière de vaccination antigrippale : au lieu de vacciner les personnes âgées (chez lesquelles le risque de mortalité d'origine grippale est certes très grand) qui répondent mal au vaccin, il vaudrait sans doute mieux vacciner les enfants et les transmetteurs de la maladie comme les médecins et les infirmières.
  3. Le gouvernement polonais refuse le vaccin Droit-medical.com : Au moment où la pression médiatique redouble pour inquiéter les Français au sujet d'une grippe moins grave que celle qui frappe chaque année l'Hexagone afin que la campagne de vaccination gouvernementale ne soit pas un cuisant échec, l'attitude des autorités polonaises a de quoi faire réfléchir.
    Après que le premier ministre polonais Donald Tusk ait déclaré que l'industrie pharmaceutique cherchait à rejeter sur les gouvernements la responsabilité d'éventuels effets secondaires des vaccins contre la grippe A(H1N1), il a réitéré le refus de la Pologne d'acheter ces produits.[…]
    Le choix du gouvernement polonais de ne pas faire de sa population des cobayes vient peut-être de l'absence dans ce pays d'intérêts économiques majeurs dans l'industrie pharmaceutique ?
  4. 30 août 2009 : […]Le Dr Lexchin Children should not be given Tamiflu, Oxford researchers say Children should not be given the antiviral drug Tamiflu for swine flu because its harms outweigh any benefits and the Government should review its policy on dealing with the pandemic, researchers have said.[…] Anti-viral drugs Tamiflu and Relenza, reduce the length of time children are ill with flu by about one day and can cause vomiting as a common side effect, Oxford researchers found.[…] Together the findings will question whether the Government's policy of stockpiling enough antiviral drugs for 80 per cent of the population was a waste of money. […] Countries around the world have stockpiled around 50m doses of Tamiflu, made by Roche, for use during a flu pandemic.[…] Dr Matthew Thompson, a GP and senior clinical scientist at Oxford University and Dr Carl Heneghan, a clinical lecturer at Oxford University, said the findings review of seven research studies should prompt the Department of Health to reconsider its policy.[…] Dr Thompson said the Government's current policy of giving Tamiflu to all symptomatic people was 'inappropriate'.[…]
  5. Commandes de vaccins dans le monde

    Le Point
    08-09-2009
    Vaccins
    X 1 million
    Population
    X 1 million
    % de la population
    ayant accès à un vaccin
    Allemagne258230,4 %
    Autriche168200 %
    Belgique12,610126 %
    Brésil181889,5 %
    Canada5033,5149 %
    Chine7,313000,5 %
    Espagne374386 %
    États-Unis19530065 %
    France9464146,8 %
    Italie485882,7 %
    Mexique2010718,7 %
    Royaume-Uni6060100 %
    Suisse137,5173 %
    L'ensemble596226126,3 %
    +150Pays en voie de développement
    Total : 746 000 000 doses de vaccins

  6. Le 27 septembre 2009, l'Organisation mondiale de la santé estimait à 4 100 le nombre de décès reliés à la pandémie A(H1N1) dans le monde entier.
  7. Le 20 novembre 2009 : une pandémie, deux portraits :
    1. Décès
      1. Nombre de décès au Québec : 65 selon L'agence de la santé publique du Canada, en date du 19 novembre 2009 à 11h et 89, en date du 1er décembre 2009
      2. Nombre de décès au Québec : 42 selon le site Pandémie Québec, en date du 19 novembre 2009, 12 het 68, en date du 1er décembre 2009
    2. Âge des victimes
      1. Selon les données du site Pandémie Québec, du 30 août au...
        Nombre de… 19 novembre 2009 2 décembre 2009
        10 à 29 ans 50 ans et plus 10 à 29 ans 50 ans et plus
        cas hospitalisés 275 533 347 735
        décès 4 24 8 50
      2. « Dans le monde, les adolescents et les jeunes adultes continuent de constituer la majorité des cas [...]. » selon l'OMS
      3. Le déroulement de la séquence de vaccination au Québec
  8. Le 8 novembre 2009, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a fait le point sur la pandémie de grippe A(H1N1) lors d'une conférence de presse, samedi matin, à Québec. Le virus devrait coûter 200 millions de dollars à l'État québécois. C'est au Québec que l'on vaccine le plus avec près 800 000 doses déjà distribuées.
    • La campagne de vaccination au pays coûtera 400 millions de dollars, selon les données publiées mercredi par le Conseil du Trésor à Ottawa. Le gouvernement fédéral paiera 60 % de cette facture, les provinces assumeront le reste. Mais ces 400 millions n'incluent pas les frais indirects de 78 millions engagés par Santé Canada, l'Agence de santé publique du Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments, ni les 4,5 millions pour la campagne de sensibilisation.
  9. Depuis mai 2009, pour l'Organisation Mondiale de la Santé, la définition d'une pandémie a évolué. Avant mai 2009, une pandémie se définissait ainsi : Une pandémie de grippe survient lorsqu'un nouveau virus grippal apparaît contre lequel la population n'a pas d'immunité et qui entraîne plusieurs épidémies simultanées à travers le monde faisant de nombreuses victimes et un taux de mortalité élevé. Depuis mai 2009, la dernière partie de la définition a été retranchée, on ne parle plus d'un taux de mortalité élevé. En 2009, à Santé Canada, on précise même qu'une pandémie grippale n'est pas nécessairement plus sévère q'une grippe saisonnière alors qu'en 2006 on la définissait ainsi :« On parle de pandémie de grippe si de nombreuses personnes à travers le monde tombent malades et en meurent »
  10. Dans le British Medical Journal, le 5 septembre 2009, Ron Law, Risk & Policy Consultant New Zealand, écrivait : « la Nouvelle-Zélande déplore habituellement 400 décès dus à la grippe saisonnière. Cette année, le H1N1, qui a supplanté le virus saisonnier, a fait... 17 morts. ». Notez que dans l'hémisphère sud, la saison grippale se termine en octobre.
  11. Résultats d'une recherche ponctuelle effectuée le 12 novembre sur des cas de décès « reliés à la grippe A(H1N1) »…
    • 8 novembre 2009 Mauricie : L’Agence de santé informe qu’un premier décès lié à la grippe A (H1N1) a été confirmé en Mauricie Centre-du-Québec. Un homme dans la cinquantaine est décédé à la suite de complications reliées à une insuffisance respiratoire aiguë. Il faut mentionner que l’homme en question souffrait d’une maladie pulmonaire obstructive chronique.
    • 11 novembre 2009 Estrie : C'est ce qu'a indiqué en point de presse hebdomadaire la Directrice de santé publique de l'Estrie, Dre Louise Soulière, précisant que cette personne, « âgée de plus de 65 ans », souffrait déjà d'une maladie chronique pulmonaire.
    • 12 novembre 2009 Outaouais : L'Agence de santé et des services sociaux de l'Outaouais refuse de dévoiler les renseignements détaillés entourant l'état de santé de la victime, mais confirme qu'elle souffrait d'une maladie pulmonaire chronique.
    • 12 novembre 2009 Lanaudière : Dans cette région, ce sont deux hommes de 55 et 71 ans ainsi qu’une dame de 102 ans qui sont décédés des suites de la grippe A. Les trois personnes étaient atteintes de maladies chroniques.
  12. Le 30 octobre 2009, le Quotidien Du Médecin nous rapporte les réflexions de Patrice Bourdelais, Directeur d’études à l’EHESS, rédacteur en chef des « Annales de démographie historique », responsable du département Médecine, santé et sciences sociales : Pourquoi les médecins et le public ne se précipitent pas à la vaccination.
    « Pourquoi l’OMS s’est-elle mobilisée à ce point et comment a-t-elle réussi à convaincre les États ? On sait que toute crise, pour ce type d’institution, est l’occasion de gagner un peu plus de pouvoir. […] La question reste de savoir pourquoi l’OMS, au lieu d’envisager de simples éventualités, a décidé d’anticiper dans la seule voie du catastrophisme.
    […]« On sent bien que le gouvernement français a tenté de résister à l’OMS, en n’optant pas pour le passage en phase 6. Et puis, à un moment, Paris a fini par suivre le mouvement international. Objectivement, rien ne justifiait un tel choix, sauf la croyance selon laquelle le virus devait muter durant l’hiver. Mais, tous les virologues le savent, les mutations se font dans tous les sens, et pas forcément dans le sens le plus pathogène.
    […]Sans oublier le fait que la pandémie fait diversion par rapport au contexte de la crise économique mondiale.
    […]Sauf si une épidémie galopante et très mortifère démarre le mois prochain, jusqu’à présent, c’est la population et le corps médical au premier chef, qui a fait acte de sagesse en ne se précipitant pas pour se faire vacciner. Ce comportement ne saurait être qualifié d’irrationnel. Certes, on peut dire que les médecins qui refusent le vaccin sont imprévoyants. Mais l’imprévoyance se calcule par rapport à un risque mesuré et perçu. Et ce risque, pour le moment, personne ne le juge majeur. D’autre part, les médecins disposent maintenant du recul suffisant pour évaluer les événements épidémiques dans l’hémisphère sud ; la mortalité y a été limitée dans ces pays pauvres. Sauf mutation du virus, ils imaginent, en toute logique, qu’elle sera bien moindre chez nous. Donc la stricte logique, avec tous les éléments que nous avons détaillés, conduit au rejet actuel du vaccin.
    […]Quand la ministre annonce avec tambours et trompettes que la pandémie est arrivée en France et que, pendant les trois semaines qui suivent, vous comptez cinq décès, il y a évidemment un problème. D’autre part, en l’absence d’analyse virologique, on surestime probablement de manière massive le nombre actuel de cas réels de grippe A. Tout cela me rend quelque peu pessimiste quant à la possibilité d’entretenir des relations saines, dans la transparence et la clarté, entre un gouvernement et une population en période pandémique.
    […]Mais si jamais le seuil de panique est subitement dépassé, à partir du moment où l’opinion jugera que le risque de ne pas être vacciné est supérieur à celui d’être vacciné, on assistera à une ruée massive sur le vaccin, avec un séquençage social, les élites suivant alors le mouvement déclenché dans les classes populaires.
  13. 18 novembre 2009 : […]un vice-président de Pfizer a été nommé au conseil d'administration des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). La recherche publique en santé au Canada serait-elle en voie d'être contrôlée par l'industrie? […] Le Dr Lexchin croit aussi qu'il s'agit d'un très mauvais moment pour les IRSC d'inviter un géant de l'industrie pharmaceutique à venir l'aider à planifier ses orientations stratégiques alors qu'on vient de confier aux IRSC la direction du nouveau Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, qui a le mandat de mener des recherches visant à accroître nos connaissances sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments qui sont sur le marché. «Compte tenu du fait que les compagnies pharmaceutiques ont caché des informations sur l'innocuité et l'efficacité de leurs produits par le passé, ce nouveau réseau pourrait bien ne pas être aussi efficace qu'il le devrait si un membre de l'industrie vient influencer certaines de ses priorités», souligne-t-il.
  14. Dans le Droit médical.com du 5 novembre 2009 : Vaccin contre la grippe A(H1N1) : la responsabilité des laboratoires atténuée en cas d'effets indésirables : Il n'y a pas qu'aux États-Unis que les fabricants de vaccins contre la grippe A(H1N1) ont obtenu que leur responsabilité ne soit pas engagée en cas d'effets indésirables graves ou non durant la campagne d'immunisation. Le gouvernement français a pris les mêmes engagements comme le révèlent les contrats passés entre les industriels et l'État [...]
    Pourquoi une telle clause pour des produits que les fabricants disent issus des procédés de fabrication des vaccins contre la grippe saisonnière, des produits présentés comme sans réel danger ? Pourquoi l'État donne-t-il sa garantie aux laboratoires s'ils étaient poursuivis devant la justice pour des vaccins utilisés de façon massive pour une grippe dont le taux de mortalité est inférieur à celui de la grippe saisonnière ? Il y a là des questions que ne manquent pas de se poser de nombreux juristes et professionnels de santé...
  15. Dans le Le Devoir du 5 janvier 2010 : Le Canada dispose d'un surplus de plus de neuf millions de doses de vaccin contre la grippe A(H1N1). Les autorités fédérales de la santé devront déterminer le sort réservé aux fioles inutilisées.
    La commande passée auprès de la société pharmaceutique Glaxo-SmithKline était un contrat variable prévoyant une fourchette de 33 à 55 millions de doses.[...]
    Au Canada, le coût de chaque dose a été évalué à environ 8 dollars. Le gouvernement fédéral assurait 60 % de ce montant et la part des provinces se trouvait réduite à 40 %. Pour ses 7,3 millions de doses, c'est une facture rondelette d'environ 23,36 millions que devra assumer le Québec.
  16. Dans Le Parisien La France doit aussi faire face à la concurrence internationale des autres « grands pays » qui veulent revendre leurs vaccins. C’est le cas en Ukraine, où la France et l’Allemagne ont soumis des offres aux autorités. La Suisse et les Pays-Bas, qui avaient acquis beaucoup de lots, ont ouvertement proposé à la revente une partie de leurs stocks.
  17. Le GEIG, une association ayant pour objet l’information du public en France sur la grippe et sa prévention est financé par les 5 laboratoires qui distribuent des vaccins contre la grippe sur le territoire français (Sanofi Pasteur MSD, GSK, Pierre Fabre, Solvay et Novartis Vaccines).
  18. Dans Le Parisien du 26 janvier 2010, on apprend que le comité du Sage (Strategic Advisory Group of Experts en anglais, soit groupe d’expertise stratégique),principal groupe consultatif de l’OMS pour la vaccination est composé de quinze scientifiques internationaux, qui ne rendent compte qu’à Margaret Chan. C’est à la suite des recommandations du Sage qu’elle a annoncé, le 1er juin dernier, le passage en phase 6 de la pandémie. Une décision qui a poussé les gouvernements à acheter massivement des vaccins à titre préventif. Trois membres de ce comité sont rémunérés par des laboratoires pharmaceutiques, en plus de leur travail de chercheur : le Finlandais Juhani Eskola, le Jamaïquain Peter Figueroa et le Chinois Malik Peiris.
    Le comité vaccination grippe A est chargé de fournir des recommandations à la directrice générale de l’OMS. En plus de trois membres du Sage, il comprend dix experts censés être indépendants. Deux d’entre eux ont des liens d’intérêts avérés avec les fabricants de vaccins : l’Anglais Neil Ferguson et le Néerlandais Albert Osterhaus.
    Un Français, Bruno Lina dirige un comité technique. Ce virologue est rémunéré, sur différents programmes, par des laboratoires fabriquant de vaccins (Baxter, Sanofi, Novartis, GSK).
    LES EXPERTS DE L’OMS : BRUNO LINA : Français, responsable d’un comité technique de l’OMS, virologue au CNRS en France, par ailleurs rémunéré par Roche, Novartis, GSK et Sanofi-Pasteur. Egalement membre du comité français de lutte contre la grippe.
    JUHANI ESKOLA : Finlandais, membre du comité du Sage de l’OMS, directeur de l’Institut de la santé d’Helsinki et aussi rémunéré par Novartis et GSK.
    PETER FIGUEROA : Jamaïquain, membre du comité du Sage, professeur à la faculté de sciences de Kingston et aussi rémunéré par Merck.
    ALBERT OSTERHAUS : Néerlandais, expert au comité vaccination-grippe A de l’OMS, actionnaire de Viroclinics, qui développe des traitements contre la grippe A.
    MALIK PEIRIS : Chinois, membre du comité du Sage, professeur à la faculté de médecine de Hongkong et aussi rémunéré par Baxter, Sanofi-Pasteur et GSK.
    NEIL FERGUSON : Anglais, expert au comité de vaccination grippe A de l’OMS, professeur de médecine à l’Imperial College et aussi rémunéré par Baxter, GSK et Roche.
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    Reportages télévisés

    Une « pandémie » : 2 traitements… médiatiques

    En Europe :

    • Le 30 octobre 2009 : La grippe un virus qui fait débat
      « Depuis que la grippe A (H1N1) a été déclarée pandémie mondiale par l'OMS, les gouvernements du monde entier se sont lancés dans des achats massifs de médicaments et de vaccins. Prévention ou hystérie ? » … ARTE ( France - Allemagne )

    Au Canada :

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Bilan

  1. Quelques données

  2. Décès attribués à la grippe H1N1 au 4 janvier 2010

    Pays Décès Population
    (millions)
    1 décès
    par...
     habitants 
    Individus
    vaccinées
    (millions)
    Pourcentage
    d'individus
    vaccinés
    Allemagne 132 82 621 212 4,1 5
    Suède 25 9 360 000 5,5 61
    Pologne 122 38 311 475 0 0
    Italie 193 58 300 518

    France 230 64 278 261 5,0 7,8
    Nouvelle-Zélande 20 4 200 000

    Espagne 271 43 158 672

    États-Unis 2160 300 138 889 60,0 20
    Mexique 823 107 130 012

    Australie 191 22 115 183

    Canada 410 33,5 81 707 11,1 33
    Québec 108 7,5 69 444 4,4 57,1

    Ce tableau a été principalement réalisé à partir de données
    publiées le 4 janvier 2010 par l'European Centre for Disease Prevention and Control

    Constats

    1. Le Québec se classe 2e pour le plus haut taux de vaccination, mais c'est aussi le pays où on retrouve le plus fort taux de décès attribués à la grippe H1N1.
    2. La Pologne, dont la population n'a pas été vaccinée ( seul gouvernement ayant refusé de se plier à la demande d'immunité demandée par les pharmaceutiques productrices de vaccins ) se classe au 3e rang des pays ayant enregistré le plus faible taux de décès causés par la grippe H1N1.
    3. La France, avec un taux de vaccination 7 fois moins élevé que celui du Québec se retrouve, toutes proportions gardées, avec 4 fois moins de décès attribués à la grippe H1N1.
      Et l'Allemagne, avec un taux de vaccination 10 fois moins élevé que celui du Québec se retrouve, toutes proportions gardées, avec 9 fois moins de décès.

      Questions que pourraient susciter ces données

      1. Quand on constate que parmi les pays ayant un taux de vaccination très bas ( ou ayant tout simplement refusé de vacciner leur population ) se retrouvent avec les plus faibles taux de décès, peut-on s'interroger sur la compétence de l'OMS et des responsables nationaux de la santé ? Surtout après les expériences vécues lors de la « crise du SRAS » et de la « crise de la grippe aviaire »...
      2. À l'heure où la France se retrouve avec plus d'un milliard d'euros de vaccins non utilisés et le Canada avec plus de trente millions, pour ne parler que de ces deux pays, peut-on remettre en question la gestion de nos systèmes de santé ?
      3. Peut-on maintenant se demander quel rôle les compagnies productrices de vaccins ont vraiment joué dans la gestion de cette « pandémie » par l'OMS, sans être encore accusé de « voir des complots partout » ?
      4. Au Québec, le coût de cette campagne de vaccination dépassera les 200 millions de dollars, dont plus de 7 millions en publicité pour inciter la population à aller se faire vacciner. Alors qu'en chirurgie les listes d'attente sont de plus en plus longues, que nos urgences sont toujours aussi débordées et qu'une bonne partie de la population n'a toujours pas de médecin de famille... peut-on encore qualifier de judicieux le choix qu'a fait le directeur de la santé publique du Québec ?
      5. Le principe de précaution invoqué par nos gouvernements pour justifier leur décision a-t-il des limites ?
      6. Peut-on émettre l'hypothèse que la santé financière des pharmaceutiques a passé avant celle de la population ?
      7. Y aurait-il lieu de s'interroger sur les dangers que pourrait représenter la privatisation de nos systèmes de santé, sur la privatisation de plus en plus populaire du financement de nos centres universitaires de recherche ?
      8. Y aurait-il même lieu de s'interroger sur le rôle qu'ont joué les médias dans le traitement de cette crise ?
      9. ...
  3. 07 janvier 2010

    Grippe A : « Ils ont organisé la psychose » Révélation : président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants.
    "einen der größten Medizinskandale des Jahrhunderts"« l'un des plus grands scandales médicaux du siècle ».
    Il a obtenu le lancement d'une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus. Entretien sans détour.
    Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l’unanimité des membres de la commission santé du Conseil de l’Europe une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les états.
    […]des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ca n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela.
    [...]J'ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter, etc. et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises.
  4. 18 janvier 2010

    Sondage : A(H1N1) vaut une bonne note au Québec Le gouvernement Charest récolte 70 % de satisfaction […] 70 % des répondants se disent «satisfaits» ou «très satisfaits» de la manière dont a été gérée la plus importante campagne de vaccination de l'histoire de la province. […]La mobilisation des médecins, des infirmières et des fonctionnaires a été massive, entraînant des coûts de 200 millions de dollars pour le gouvernement du Québec.
    Est-ce que les gouvernements ont réagi de manière excessive à cette pandémie, qui a fait beaucoup moins de dégâts que prévu? À cette question, 41 % des citoyens répondent «oui» et estiment que les gouvernements en ont trop fait. Ils sont 50 % à penser que les gouvernements ont réagi de façon «appropriée».
  5. 10 mars 2010

    AFP :Des députés européens, dont Michèle Rivasi, ont demandé mardi que le Parlement se dote d'une commission d'enquête sur la manière dont les autorités sanitaires ont fait face à la grippe H1N1 ainsi que sur l'argent "gaspillé" selon eux dans la campagne de vaccination.
    Ils dénoncent les "moyens disproportionnés" mis en oeuvre pour faire face à la pandémie, qui au final s'est avérée beaucoup moins grave que redouté initialement.
    Cette commission d'enquête devrait également se pencher sur les éventuels "conflits d'intérêts" nés du fait que certains experts consultés par les autorités travaillent aussi pour des laboratoires pharmaceutiques, a fait valoir la centriste française Corinne Lepage.
  6. 11 mars 2010

    Le Devoir :Le bilan financier de la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) s'établit à ce jour à près de 146 millions de dollars, a fait savoir hier le directeur national de santé publique du Québec.[...]Les coûts imputés au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport s'élèvent pour leur part à quelque 11 millions de dollars.
  7. 3 juin 2010

    British Medical Journal Deborah Cohen, Philip Carter : Les scientifiques qui ont conseillé l'OMS sur le traitement de la pandémie étaient rémunérés par des entreprises pharmaceutiques qui allaient tirer profits des orientations qu'ils allaient proposer. Ces conflits d'intérêt n'ont jamais été rendus publiques par l'OMS qui s'est toujours contenté de rejeter les accusations en parlant de la théorie du complot. 
    « Key scientists advising the World Health Organization on planning for an influenza pandemic had done paid work for pharmaceutical firms that stood to gain from the guidance they were preparing. These conflicts of interest have never been publicly disclosed by WHO, and WHO has dismissed inquiries into its handling of the A/H1N1 pandemic as "conspiracy theories." »
    Selon Gerd Gigerenzer « L'OMS avait estimé le coût de la crise H1N1 à 2 milliards sans aucune base scientifique et on connaissait alors bien peu de chose sur les avantages et les inconvénients de cette vaccination. Et l'OMS a maintenu cette estimation à 2 milliards même après l'hiver australien et new-zélandais où une ou deux personnes seulement sur 1000 avaient été atteints par le virus H1N1. Pire encore, ils ont même changé la définition d'une pandémie : depuis mai 2009, il n'est plus nécessaire que la maladie entraîne la mort de nombreuses personnes pour être classée pandémie. »
    But one world expert in risk communication, Gerd Gigerenzer, director of the Centre for Adaptive Behaviour and Cognition at the Max Planck Institute in Germany, told the BMJ/The Bureau: [...] "There was no scientific basis for the WHO's estimate of 2 billion for likely H1N1 cases, and we knew little about the benefits and harms of the vaccination. The WHO maintained this 2 billion estimate even after the winter season in Australia and New Zealand showed that only about one to two out of 1000 people were infected. Last but not least, it changed the very definition of a pandemic." WHO for years had defined pandemics as outbreaks causing "enormous numbers of deaths and illness" but in early May 2009 it removed this phrase - describing a measure of severity - from the definition.

  8. 4 juin 2010

    Radio-Canada : « Selon l'enquête du British Medical Journal, les recommandations de l'OMS sur l'utilisation des antiviraux ont été préparées par des experts nommés comme consultants par les fabricants des antiviraux, Roche et GlaxoSmithKline » Le député britannique, Paul Flynn, qui a présenté le rapport, affirme que « la gravité de la pandémie a été largement surestimée par l'OMS ». En présentant le rapport, il est même allé jusqu'à dire que « cette pandémie n'a jamais vraiment existé »
  9. 4 juin 2010

    Conseil de l'Europe : « La gestion de la pandémie H1N1 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les institutions de l'UE et les gouvernements nationaux a conduit à un « gaspillage de fonds publics importants » et à des « peurs injustifiées relatives aux risques de santé encourus par la population européenne », selon un rapport de la Commission sur les questions sociales, de la santé et de la famille de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) rendu public aujourd'hui à Paris.
    Ce rapport, établi par Paul Flynn (Royaume-Uni, SOC) et approuvé aujourd'hui par la commission dans la perspective de la discussion plénière qui se tiendra fin juin, fait état de « l'évidence écrasante que la gravité de la pandémie a été largement surestimée par l'OMS », ce qui a provoqué une distorsion des priorités en matière de santé publique.
    « Cette pandémie n'a jamais vraiment existé », a déclaré M. Flynn à la commission lors de la présentation de son rapport, qualifiant le programme de vaccination de « traitement placebo à grande échelle [...] Fiona Godlee, rédactrice en chef du British Medical Journal, qui participait à la réunion, a précisé aux parlementaires que, selon une enquête menée par sa revue, les scientifiques qui ont élaboré des lignes directrices clés de l'OMS sur le stockage des vaccins et des drogues contre la grippe avaient été payés par des groupes pharmaceutiques susceptibles d'en tirer profit. »
  10. 24 juin 2010

    Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe : «  L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a réclamé une enquête solide sur le manque de transparence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la gestion de la grippe H1N1, dans une résolution adoptée jeudi.[...]
    La déclaration de pandémie a été "irrationnelle" mais "elle a fait gagner des milliards à l'industrie pharmaceutique", a affirmé le rapporteur socialiste devant l'Assemblée qui s'est saisie de ce dossier pour la deuxième fois en moins de six mois.
    La grippe H1N1 a provoqué la mort avérée de 18 156 personnes depuis l'alerte à la pandémie lancée le 11 juin 1999, soit considérablement moins qu'une grippe saisonnière, a admis mi-juin l'OMS.
    Le manque de transparence fait chuter la confiance, "ce qui pourrait se révéler désastreux dans le cas d?une nouvelle pandémie qui serait plus grave que la grippe H1N1", a-t-elle affirmé. »
  11. 24 juin 2010

    L'Express' : «  On le sait, la grippe n'a pas été aussi redoutable que prévu. Ce sont exactement 18 156 personnes qui sont mortes du virus H1N1, tous pays confondus. C'est peu comparé à la grippe saisonnière qui compte entre 250 000 et 500 000 décès par an (chiffres de l'OMS). »
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